Canoë kayak : Fabien Lefebvre l'Américain

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Fabien a désormais le regard rivé vers les Etats-Unis (Photo JL Duzert)

Déçu par la politique fédérale, le kayakiste palois a décidé de courir désormais pour les États-Unis où il part s’installer avec sa famille en mai prochain. Il vise les JO 2016

Publié le 07/04/2013 à 06h00 | Mise à jour : 07/04/2013 à 11h25

Par propos recueillis par Alain Goujon

Source : Sud Ouest


 

L’actualité immédiate, c’est l’attribution des championnats du Monde 2017 à la ville de Pau. Serez-vous de la fête ?

Je l’espère. J’ai quand même construit toute ma carrière internationale à Pau. Puis, j’avais aussi participé à la candidature pour Pau 2015 où on avait essuyé un échec face à Londres. Je suis bien content que la ville de Pau ait été retenue cette fois. J’ai pu mesurer au quotidien comment les collectivités locales ont œuvré pour que le stade d’eaux vives voit le jour. La région est motrice au niveau du canoë sur le plan international. Toutes les nations viennent s’entraîner ici. L’environnement s’y prête bien avec les rivières naturelles et ce stade artificiel. L’organisation de ce Mondial est donc une juste récompense.

 

Votre actualité concerne le nouveau pays pour lequel vous allez pagayer : les États-Unis. Comment est née cette idée ?

Deux raisons m’ont conduit vers ce choix. La première est familiale, la seconde est sportive, bien sûr. Je voulais repartir sur un nouveau challenge dans un environnement et une approche totalement différents. J’avais besoin, en milieu de carrière, de cette bouffée d’oxygène. En reproduisant le même schéma dans un contexte que je connais depuis plus de dix ans, j’imagine très mal que j’aurais poursuivi l’aventure sans consumer très vite ma motivation.

 

 

Estimez-vous aussi que vous ne bénéficiez plus de la confiance des dirigeants de votre fédération ?

Totalement. L’été dernier, mon entraîneur (ndlr : Jean-Yves Cheutin) a été écarté du staff de l’équipe de France. J’envisageais difficilement de retrouver si vite quelqu’un avec qui travailler. Car entre le coach et le sportif, une relation de confiance doit s’instaurer. Et là je ne voyais pas comment elle pouvait naître avec l’encadrement en place, qui pouvait encadrer un projet ambitieux avec pour objectif d’être le meilleur du monde en canoë (C1) et en kayal (K1). Jean-Yves était le plus à même de m’accompagner. Comme il n’était plus là, c’était règlé.

En outre, j’avais demandéde courir toutes les manches de coupe du Monde pour finir la saison 2012, après ma sortie de route prématurée aux sélections olympiques. On m’a fait comprendre que je n’avais pas ma place. Pour moi, c’était un arrêt de travail forcé. Mes sponsors se retrouvaient le bec dans l’eau. Alors, quand on t’empêche de faire ton métier correctement, tu t’en vas.

 

Certains ne pourraient-ils pas en déduire que vous redoutez la concurrence française ?

Je ne vois pas pourquoi. Si je la redoutais, je n’aurai pas fait après 2008 ce choix de courir dans deux catégories K1 (kayak monoplace) et C2 (canoë biplace). Le K1 c’est ma catégorie de prédilection mais c’est aussi celle où la concurrence est la plus rude. C’était tout sauf une fuite de la concurrence.

 

Finalement, ce choix de doubler ne vous a t-il pas desservi lors des dernières sélections olympiques ?

Non, il m’a surtout permis de tenir un degré de motivation élevé pendant 4 ans. J’ai atteint un niveau en K1 qui m’a permis de revenir sur le devant de la scène en 2011. Je passe tout près de mon troisième titre de champion du monde. En même temps, on est vice-champion du Monde en C2. On a prouvé qu’il était possible de battre des spécialistes tout en faisant des concessions sur notre entraînement dans notre spécialité. L’autre jour, un entraîneur autrichien m’a dit de continuer même si on était décrié car dans son pays les jeunes commençaient à avoir cette approche. L’avenir de notre sport passe par la pluridisciplinarité, j’en suis persuadé.

 

Désormais, vous stoppez le C2 et passez au canoë monoplace (C1). Continuez-vous en K1 ?

Bien sûr, j’ai pris goût au fait de courir dans deux catégories. Je ne me vois pas revenir en arrière en ne pratiquant qu’une seule discipline. C’est moins rébarbatif et c’est ce qui me permet de durer.

 

Avez-vous eu du mal à digérer votre échec aux sélections olympiques ?

Le plus difficile fut de ne pas être allé au bout du projet de concilier K1 et C2, plus que ma non-sélection. Ensuite le plus dur fut d’aller à Londres et de participer à la fête des JO sans en être acteur. La frustration est terrible. Mais, à la fois, c’était intéressant car j’ai pu voir l’envers du décor.

 

Cet échec a-t-il décuplé votre envie de viser les JO 2016 ?

Non, elle m’habitait déjà. Je n’avais pas du tout prévu de stopper ma carrière. J’aime profondément ce sport. J’adore m’entraîner, côtoyer les athlètes. Sportif de haut niveau, c’est l’un des plus beaux métiers du monde. Et Rio sera une autre étape, car je vise les Jeux de 2020.

 

Partez-vous bientôt vous installer aux États-Unis ?

Mon départ à Washington, avec toute ma famille, est presque bouclé. J’attends de recevoir nos cartes vertes dans les prochaines semaines. J’y suis déjà allé à plusieurs reprises pour mettre des choses en place avec mon club, ma fédération. Néanmoins, je garde ma licence au club de Pau car j’ai l’intention de créer un échange entre mes deux clubs. Tous les jeunes formés à Pau n’auront pas forcément l’opportunité de voyager car ils n’intégreront pas l’équipe de France. L’idée est donc de créer un trait d’union entre les deux pays sur le thème du kayak.

 

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Commentaires : 3
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